Les 5 conditions essentielles pour réussir sa reprise d’activité dans un contexte incertain

Malgré le déconfinement, les doutes et les risques sont encore nombreux pour les entreprises : les dispositifs de sécurité, potentielle deuxième vague, testing, l’évolution de l’environnement légal, les nouvelles pratiques d’organisation, etc. 

Pour les équipes dirigeantes, quelles sont les conditions indispensables pour relancer l’activité économique tout en garantissant la sécurité des collaborateurs dans un contexte toujours aussi incertain ?

Notre article vous partage ses éléments de réponse, en s’inspirant notamment d’organisations qui abordent avec audace et vigilance la reprise d’activité.  

1. Cultiver la confiance et le dialogue avec les équipes

Si chaque entreprise a ses propres problématiques et besoins, aucune d’entre elles ne peut réussir sa reprise d’activité sans la mobilisation et l’engagement ses collaborateurs. Une telle mobilisation nécessite une forte confiance, un lien solide, entre les équipes dirigeantes et leurs équipes préoccupées

Pour gagner et maintenir cette confiance dans ce contexte incertain, adopter un dialogue agile avec le feedbacks des collaborateurs est devenu indispensable pour prendre les décisions les plus adaptés aux besoins des collaborateurs et de l’entreprise. 

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Repenser la manière de mobiliser ses équipes

Pour maintenir le lien si précieux avec les équipes, recourir à des solutions digitales de communication interne ne suffit pas. Il faut savoir les utiliser pour mieux écouter et analyser en temps réel le moral des équipes, développer la pratique du feedback régulièrement, communiquer au bon rythme avec les bonnes informations, et agir de façon adaptée. 

2. Appuyer la voix des DRH au sein de la gouvernance

Si leurs positions sont souvent délicates, prises en étau entre la direction, les collaborateurs et les partenaires sociaux, les équipes RH ont su démontrer avec la crise du COVID-19 que leur rôle restait clé dans le bon fonctionnement et la survie des organisations. 

Sécurité sanitaire des employés, transition forcée vers le télétravail généralisé, gestion de l’activité partielle, etc. La crise sanitaire et économique du coronavirus a mis en avant la mission fondamentale des départements RH, véritable colonne vertébrale de la résilience des entreprises. 

Avec cette reprise d’activité qui se profile dans un contexte très incertain, la seule certitude, c’est que l’humain reste la clé de voûte de l’entreprise. Ainsi, l’enjeu est de redonner, voire renforcer, le poids et l’influence des directions RH dans la gouvernance de l’entreprise. 

3. Renforcer la codécision avec les managers locaux

Si la centralisation des décisions fondamentale se révèle nécessaire en temps de crise, il est important de garder une marge de délégation dans la prise de décision locale. 

L’épidémie du COVID-19 frappe les entreprises, les départements et les équipes de manières différentes. Une telle hétérogénéité de la pandémie rend le rôle des managers locaux encore plus cruciaux. 

Leur proximité avec les collaborateurs, ainsi que leurs points de vue privilégiés et singuliers du terrain rendent leur latitude décisionnelle nécessairement élargie.  

Il est important ainsi de dialoguer de manière régulière pour les aider à optimiser leurs prises d’information, de feedback et de décision. Une piste que les experts de Supermood recommandent régulièrement : créer des espaces d’entre aides entre managers, que ce soit par groupes ou par binômes.

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4. Suivre l’évolution de la santé mentale des collaborateurs

Les bouleversements causés par la pandémie et le confinement généralisé ont eu un impact réel sur la santé mentale des collaborateurs, provoquant chez ces derniers une multiplication des risques psychosociaux.  

Selon notre récente étude de l’impact social de la crise sanitaire sur la population active française, basée sur les 30 000 réponses anonymisées de 15 000 collaborateurs en France collectées sur la plateforme Supermood entre le 17 mars et le 7 avril, 30% est en risque d’anxiété et de stress, et 40% d’entre eux sont angoissés par leurs continuité d’activité. 

Extrait de l’étude Supermood sur l’impact social de la crise sanitaire. Ces chiffres sont obtenus par extrapolation de la population active (Source : INSEE, enquête Emploi (2017))

Face à l’angoisse de contamination toujours présente, et à l’heure où les risques de syndromes post-traumatiques risquent de se développer, votre capacité à détecter en temps réel les signaux faibles de santé mentale de vos collaborateurs et faire preuve d’intelligence émotionnelle seront les meilleure réponses que vous pourrez apporter lors de cette reprise sous risques. 

Cliquez sur l’image pour obtenir notre infographique.

5. S’inspirer des reprises d’activité dans le monde

L’une des meilleures manières d’amener ses équipes vers la reprise dans un contexte aussi incertain que mouvant, c’est d’adopter un état d’esprit de “Test & Learn” qui laisse une place centrale à l’humilité et l’innovation collective. 

Cet état d’esprit est d’autant plus crucial pour être en capacité de combiner la survie économique et santé – physique et mentale – de ses collaborateurs. Si chaque organisation vit la crise de façon différente, il est toujours utile de s’inspirer des initiatives de déconfinement qui vont dans ce sens.  

Voici celles qui ces dernières semaines ont retenu notre attention : 

  • En Espagne, le constructeur automobile SEAT a annoncé qu’il effectuera des tests PCR au COVID-19 auprès de l’intégralité de ses 15.000 collaborateurs avant de reprendre sa production.
  • Au Danemark, l’un des pays qui s’est déconfiné le plus tôt en Europe, un accord a été trouvé dans le secteur financier pour donner plus flexibilité aux entreprises et aux salariés en vue de la reprise de l’activité.
  • En Grande-Bretagne, le gouvernement a lancé The Skills Toolkit, une plateforme de formation gratuite pour les salariés à l’arrêt pendant la durée de l’épidémie.  
  • A Taïwan, dont la gestion exemplaire du COVID-19 ne nécessite pas de confinement généralisé, a effectué de nombreuses simulations pour développer la résilience et l’alignement de leurs autorités et leurs populations. La crise a démontré que ces simulations n’étaient jamais de trop.   
  • En Italie, quand le constructeur automobile Ferrari a mis en place le programme Back on Track qui, en vue de la reprise de l’activité, offrira assistance sanitaire, psychologique et matérielle à tous ses collaborateurs.
  • En Italie, toujours, le secteur de la mode adapte ses modes de fonctionnement et sa supply chain en vue du redémarrage de la production, que ce soit dans la prévention, la protection des salariés, mais également dans la concertation à l’échelle nationale qu’au sein de chaque entreprise.