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Médias & Divertissement : comment réussir la transformation digitale d’un secteur en crise ?

Fermeture des cinémas et des théâtres, baisse des recettes publicitaires, déploiement du  chômage partiel, annonces de PSE, etc. Les acteurs de l’industrie du Divertissement et des Médias subissent de plein fouet les répercussions de la crise.

Et face à l’accélération de certaines tendances de fond, comme le boom de la consommation de contenus numériques, les entreprises du secteur se doivent de mettre l’accent sur la transformation digitale. 

Mais entre la concurrence des géants américains (Netflix, Amazon, etc.), les tensions sociales, la dégradation de l’image du secteur et le sentiment de perte de sens au travail des salariés ; pas facile pour le management de restructurer les activités et de déployer une nouvelle stratégie digitale.

Pour affronter ce contexte défavorable et fédérer les équipes, les managers doivent soigner leur marque employeur et miser sur des solutions digitales comme l’écoute analytique.

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Médias et Divertissement, un secteur en crise

Le covid-19 a eu un choc sans précédent sur le secteur du Divertissement et des Médias. Selon le baromètre unifié du marché publicitaire (BUMP), la croissance du marché a baissé de 28% au cours du premier semestre 2020. Les recettes publicitaires des médias ont, elles,  accusé une baisse inédite de 22 % par rapport à la même période en 2019. 

En conséquence, certaines entreprises ont basculé une partie de leurs effectifs en chômage partiel, comme le Groupe M6, d’autres ont lancé des plans de départs volontaires, comme NextRadio (filiale du groupe Altice et maison-mère de BFMTV et RMC). Cette dernière a annoncé en juin 2020 la suppression de plus de 300 postes, ce qui a mené à des tensions avec les syndicats et à des grèves des salariés. Ces mouvements sociaux, mais aussi une plus grande méfiance des Français à l’égard de l’information qui leur est donnée sur la crise sanitaire ont conduit à une détérioration de l’image du secteur des Médias. 

Face à tous ces chamboulements économiques et sociaux, les managers étaient souvent en premières lignes pour réorganiser le travail (télétravail, activité partielle, mesures sanitaires, etc.) et mettre en place les nouvelles orientations de la Direction pas toujours bien acceptées en interne. 

Aussi, le télétravail a rendu le dialogue entre les managers et leurs équipes plus difficile. Un point pourtant essentiel à l’heure où les salariés sont particulièrement sujets au stress, aux risques psychosociaux et à la perte de sens au travail. 

Selon le 4ème baromètre de la santé psychologique des salariés français en période de crise, réalisé par Empreinte Humaine en octobre 2020, près d’un salarié sur deux est en détresse psychologique et 42% déclarent que leur travail leur plaît moins qu’avant.

Cliquez sur l’image pour télécharger l’étude de la transformation du Groupe Barrière

A l’ère Covid, la digitalisation s’impose comme une évidence 

Outre les pertes de recettes, les tensions sociales et les problématiques managériales, les entreprises du secteur du Divertissement et des Médias doivent s’adapter à l’accélération de certaines tendances de comportements préexistants, dont l’une des plus flagrantes est  l’explosion de la consommation de contenus numériques

Pendant le confinement, les consommateurs ont recherché des contenus de divertissement et de médias faciles d’accès et à consommer depuis leur domicile. Selon le rapport Global Entertainment and Media Outlook 2020-2024 de PwC, les consommateurs sont susceptibles de conserver sur le long terme certaines de leurs habitudes nouvellement acquises. L’étude précise : “Les entreprises du monde des médias qui peuvent répondre à ces changements durables de comportement des consommateurs en leur fournissant un contenu pratique et accessible continueront probablement à se développer.”

Les entreprises du secteur du divertissement et des médias doivent désormais étoffer leur offre de services digitaux, non seulement pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, mais aussi pour faire face à la concurrence accrue des géants américains, tels que Netflix, Amazon Prime, Hulu ou Disney+, et saisir les opportunités offertes par les nouvelles formes de consommation numérique. 

En effet, les marchés de l’OTT (Over-The-Top) et de services de vidéos à la demande (SVOD) ne cessent de croître. D’après le Global Entertainment and Media Outlook 2020-2024 de PwC, les recettes totales de l’OTT en France devraient augmenter à un taux de croissance annuel moyen de 13,7 %, passant de 841 millions à 1,6 milliards d’euros, entre 2019 et 2024, le marché connaissant une hausse en 2020 en raison du covid-19.

Mais de nombreux acteurs français n’ont pas attendu la pandémie pour entamer leur transition numérique – à l’instar des chaînes de télévision Canal+ ou Arte, qui ont créé leur propre plateforme de streaming (MyCanal et Arte.tv) il y a déjà quelques années. Plus récemment, en octobre 2020, les grands noms de la télévision française (France Télévisions, TF1 et M6) ont lancé une plateforme commune de streaming (SVoD), baptisée Salto, qui propose des formules d’abonnement pour visionner des films et des séries télévisées, ainsi que 20 chaînes de télévision en direct. 

Selon les Echos, la plateforme de SVoD française comptait 200 000 abonnés fin décembre 2020. Autre exemple d’initiative récente : France Télévisions a lancé début février 2021 la chaîne éphémère Culturebox, accessible gratuitement sur France.tv, dont le but est de continuer à faire vivre la culture (la danse, la musique, le théâtre, l’opéra…), malgré la fermeture des musées, des théâtres et des salles de concert. 

Mais cette transition digitale n’est pas toujours simple à opérer, surtout, comme on l’a vu, dans un contexte de crise fortement anxiogène et propice aux tensions sociales.

La marque employeur, un enjeu central pour le renouveau des entreprises du secteur

Relever les défis de la transition digitale implique de mobiliser tous les collaborateurs autour d’une vision commune mais aussi d’une marque employeur forte

L’idée est de redonner des perspectives sur l’avenir, du sens au travail et surtout l’envie aux collaborateurs de se former et de s’impliquer dans la mise en œuvre d’un nouveau projet d’entreprise ambitieux axé sur le digital

Campagnes de communication, amélioration de la QVT, lancement d’un programme de formation, etc. Autant d’actions qu’il est possible de mettre en place pour accroître le niveau d’engagement et de maturité digitale de l’entreprise.

Afin d’optimiser l’expérience collaborateur et suivre en temps réel  les impacts des actions mises en place ; l’écoute analytique des collaborateurs se révèle indispensable. En plus de fournir aux managers des données précieuses et utiles à la conduite du changement, le fait de recueillir régulièrement les opinions des salariés est positif du point de vue de la marque employeur, car cela renvoie un message d’humanité et de bienveillance aux équipes : “votre ressenti compte et nous sommes à votre écoute”.  

Un bon moyen de rétablir la confiance entre le management et les salariés, et ainsi de jeter les bases d’un dialogue social sain, plus que nécessaire en temps de crise. Aussi, la confidentialité des données apportée par la solution d’écoute analytique Supermood, élimine tout risque de biais ; permettant aux salariés de s’exprimer librement, et aux managers de détecter les signaux faibles ou les tensions internes, avant qu’ils n’engendrent des burnouts, de l’absentéisme ou des interruptions d’activité. 

S’il est crucial que la culture du feedback soit au cœur de la stratégie digitale des acteurs du Divertissement et des Médias, c’est parce qu’elle est garante d’une organisation agile, innovante et humaine : trois qualités clés des entreprises leaders de demain. 

Si vous souhaitez discuter de vos enjeux de management, de transformations ou d’engagement de vos équipes, n’hésitez pas à m’écrire, je serai ravie d’échanger avec vous sur LinkedIn ou par email : tristan@supermood.fr