Climat social : définition, enjeux, indicateurs et bonnes pratiques

Climat social : définition, enjeux, indicateurs et bonnes pratiques

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Selon une étude publiée en 2023 par le cabinet de conseil KPMG, l’amélioration du bien-être et de la santé mentale des salariés figure en deuxième position sur la liste des principaux enjeux auxquels les DRH souhaitent s’attaquer au cours des trois prochaines années. Pour évaluer l’efficacité de leur politique en la matière, les responsables RH et dirigeants peuvent notamment utiliser un indicateur RH incontournable : le climat social. 

Cela vous intéresse ? Dans cet article, Supermood fait le point sur le climat social : sa définition, les enjeux qui lui sont associés, les indicateurs RH permettant de le mesurer et les bonnes pratiques à mettre en œuvre afin d’améliorer le climat social en entreprise. Bonne lecture !

Comment décrire le climat social ? Définition RH.

Le climat social est un indicateur RH qui mesure le degré de satisfaction des collaborateurs à l’égard de leur entreprise et des conditions de travail qui leur sont offertes par cette dernière. Un bon climat social est synonyme de performance et d’attractivité de l’image de marque et de la marque employeur.

La qualité du climat social dépend de facteurs internes tels que la culture d’entreprise, les pratiques managériales, l’organisation du travail, l’ambiance de travail, l’environnement matériel de travail, la rémunération ou encore les perspectives d’évolution professionnelles. 

Bien entendu, le contexte (économique, social, géopolitique, etc.) a également une incidence sur la manière dont les salariés perçoivent leur emploi et leur entreprise. Des facteurs externes tels que l’inflation, la réforme des retraites, la crise sanitaire ou encore l’essor de l’IA peuvent ainsi influer sur le climat social au travail. 

Nous le voyons, le climat social est un indicateur englobant qui permet d’appréhender la santé sociale de l’organisation de manière large. Le mesurer régulièrement est donc utile pour jauger l’impact des politiques sur le capital humain et piloter de manière plus éclairée. 

Plusieurs méthodes permettent d’évaluer le climat social d’une entreprise. Pour suivre l’évolution du climat social, l’employeur peut réaliser une enquête interne annuelle. On parlera alors de baromètre social, d’audit du climat social, de diagnostic du climat social, d’étude du climat social ou encore d’enquête de satisfaction des collaborateurs.

Les employeurs qui souhaitent suivre de près l’évolution de leur climat social afin d’optimiser leur gestion peuvent organiser des enquêtes plus fréquentes et plus courtes. On parlera alors d’enquêtes pulse ou de sondages pulse, lesquels peuvent porter spécifiquement sur le ressenti des collaborateurs à l’égard de l’entreprise. 

Quels sont les enjeux d’un bon climat social ?

Plusieurs enjeux importants sont associés au maintien d’un bon climat social dans l’entreprise. Un climat social de qualité est en effet gage de : 

  1. Meilleure productivité individuelle et collective. Les employés satisfaits de leur qualité de vie au travail et ayant une perception positive de leur employeur sont plus engagés et donc plus productifs. Bien dans leur poste et dans leurs relations avec leurs pairs et leur hiérarchie, ils collaborent mieux, sont plus créatifs, fournissent un travail de meilleure qualité, ont moins d’accidents du travail et s’absentent moins. 

  1. Meilleure rétention et fidélisation des talents. Des salariés qui se sentent bien au travail et sont attachés à leur entreprise ont tendance à se projeter au sein de l’organisation sur le temps long et sont moins susceptibles de quitter leur employeur. Le taux de rotation du personnel est contenu, les compétences restent en interne et les dépenses liées au recrutement sont maîtrisées. Un climat social pacifié est donc un atout pour lutter contre les phénomènes tels que la « grande démission »

  1. Plus grande attractivité de la marque employeur. Des collaborateurs qui sont heureux au travail et ont un ressenti positif à l’égard de leur entreprise font rayonner la marque employeur. Ils sont susceptibles de recommander leur employeur à des tiers, diffusent des messages valorisants sur les réseaux sociaux et les plateformes de notation et offrent un accueil chaleureux aux candidats qui visitent la structure, leur donnant envie de rejoindre l’entreprise. En bref, un bon climat social est un vrai atout dans la « guerre des talents » qui affecte certains secteurs d’activité. 

  1. Meilleure performance économique. Un bon climat social est un levier de productivité, d’innovation, d’amélioration de l’image de marque et de la marque employeur, de réduction du turnover ou encore de diminution de l’absentéisme. Il permet par conséquent à l’organisation d’augmenter son chiffre d’affaires tout en limitant ses coûts. 

Quels sont les indicateurs du climat social ?

Différents instruments permettent de mesurer le climat social en entreprise, notamment :

  • L’eNPS ou employee Net Promoter Score. L’eNPS est probablement l’indicateur le plus adapté pour évaluer le climat social en entreprise. Cet outil repose en effet sur une question simple permettant de jauger la satisfaction globale des employés à l’égard de leur employeur : « sur une échelle de 1 à 10, à combien évaluez-vous la probabilité que vous recommandiez votre entreprise comme une entreprise où il fait bon travailler ? ». Un score eNPS élevé est synonyme d’une forte proportion de salariés heureux au travail et correspond à un climat social favorable. L’eNPS présente l’avantage de pouvoir être mesuré régulièrement, car il se base sur une mécanique minimaliste. Cette métrique est donc idéale pour suivre l’évolution du climat social mois après mois. Une solution comme Supermood facilite encore l’organisation, l’analyse et le reporting des enquêtes eNPS. La plateforme Supermood permet en effet d’automatiser les sondages eNPS afin d’en faire un véritable rituel au service du pilotage de l’entreprise et du dialogue social. 

  • Le taux de turnover. Le taux de renouvellement du personnel correspond au nombre de départ sur une période considérée rapporté au nombre d’employés présents dans l’organisation au début de la même période, le tout multiplié par cent. Un taux de roulement trop élevé par rapport aux autres acteurs du même secteur d’activité peut révéler un climat social délétère. Sans surprise, des salariés qui ne se sentent pas bien dans leur entreprise sont en effet plus enclins à démissionner de leur poste. 
  • Le taux d’absentéisme. Le taux d’absentéisme d’une entreprise se calcule en divisant le nombre de jours (ou d’heures) d’absences au cours d’une période donnée par le nombre de jours (ou d’heures) de travail qui aurait théoriquement dû être effectué sur la même période, le tout multiplié par cent. Un grand nombre d’absences imprévues et/ou des arrêts de travail de longue durée peuvent témoigner d’un climat social détérioré. Stressés, malheureux ou incommodés au travail, les salariés voient en effet leur santé physique et mentale se dégrader. Ils sont alors contraints de se faire arrêter plus souvent et/ou plus longtemps. 
  • Le taux de promotion interne. Le taux de promotion interne s’établit en divisant le nombre de promotions internes sur une période par l’effectif total, puis en multipliant le résultat par cent. Un taux de promotion interne élevé plaide en faveur d’un climat social apaisé. Une bonne mobilité interne renvoie en effet à une atmosphère de travail dans laquelle les salariés s’épanouissent et souhaitent évoluer dans la durée. 

Comment créer un bon climat social ? Les bonnes pratiques.

Un climat social de qualité favorise la performance globale de l’organisation. Alors, comment améliorer le climat social dans l’entreprise ? Voici, résumée en quelques mots, la marche à suivre : 

  1. Mesurer le climat social de l’entreprise. La première étape pour construire un climat social de qualité consiste à dresser un état des lieux de l’existant. Différentes méthodes peuvent être employées pour faire un audit du climat social interne : grande enquête interne combinant plusieurs indicateurs qualitatifs et quantitatifs ; enquête pulse basée sur un indicateur clé comme l’eNPS ; ou encore entretiens individuels et/ou collectifs menés auprès de tout ou partie des salariés. Attention, l’audit doit être suffisamment précis pour permettre d’identifier les risques qui pèsent sur le climat social et les pistes d’amélioration permettant de l’optimiser.
  2. Prendre des mesures pour améliorer le climat social ou prévenir sa dégradation. La deuxième étape pour créer un bon climat social consiste à établir un plan d’action adapté au contexte spécifique de l’entreprise. Il pourra par exemple s’agir : d’adapter les postes de travail afin d’offrir un environnement de travail plus agréable aux collaborateurs ; de former les encadrants au management bienveillant pour diminuer le stress des salariés au quotidien ; d’augmenter les rémunérations les plus basses en vue de réduire les écarts salariaux ; ou encore de mettre en place une plateforme de collaboration interne dans l’objectif de renforcer la communication, le travail en équipe et la cohésion. 
  3. Instaurer une culture du feedback continu pour renforcer le dialogue social. Une bonne communication entre les salariés et leur hiérarchie est indispensable pour établir un climat social de qualité et prévenir toute dégradation. Les travailleurs doivent pouvoir faire remonter leurs doléances et leurs propositions. À l’inverse, les dirigeants doivent pouvoir récolter des données leur permettant de prendre des décisions éclairées, expliquer leurs politiques pour renforcer l’adhésion des collaborateurs et recevoir du feedback afin d'évaluer l’efficacité de leurs actions et prendre d’éventuelles mesures correctives. Les représentants du personnel et les managers sont des rouages essentiels de ce dialogue social interne. En complément, l’entreprise gagne cependant à ritualiser la collecte de feedback en organisant fréquemment des sondages internes grâce à un outil d’écoute des collaborateurs comme Supermood. Cette stratégie permet d’améliorer le climat social durablement, car les salariés se sentent pris en considération et écoutés. Parallèlement, les dirigeants peuvent adapter leurs politiques en fonction des contraintes exprimées par le terrain. 

Climat social en entreprise : ce qu’il faut retenir 

Le climat social est un indicateur RH incontournable. Il permet en effet de jauger le niveau de satisfaction global des salariés à l’égard de leur employeur et de leurs conditions de travail. 

Un bon climat social est synonyme de performance et d’attractivité. Il est donc essentiel de construire un climat social de qualité en entreprise. Pour cela, il est nécessaire de faire un diagnostic de climat social puis de prendre des mesures adaptées au contexte de l’organisation. 

Par ailleurs, pour entretenir un bon climat social, il est indispensable de renforcer le dialogue social. Une bonne communication ascendante et descendante est en effet la clé pour identifier les enjeux avant qu’ils ne deviennent critiques et adopter rapidement des mesures ad hoc

Une plateforme d’écoute interne telle que Supermood permet de ritualiser la collecte de feedback et de suivre facilement l’évolution du climat social mois après mois. De quoi piloter de manière éclairée et prévenir toute dégradation de l’ambiance de travail. 

Rédigé par
Flore Campestrini
Flore Campestrini
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